15/01/2013

Mon progressisme (2)

(Article reposté sur http://6pol28.blogspot.fr/)

Dans un précédent article, j'avais parlé du caractère un peu paradoxal de ce que je vois comme mon progressisme.

Depuis, j'ai un peu réfléchi à ce sujet.
D'une part, je vois le progressisme comme étant l'antonyme logique du conservatisme. Pour moi, le conservatisme ne se définit pas que par le refus du changement, c'est aussi et avant tout le fait de vouloir garder (ou retrouver) un mode de fonctionnement politique correspondant à un certain mode de pensée, quand bien même celui-ci serait ancien, archaïque, et inadapté aux évolutions du monde et de la société. On pourrait appeler cela le "conservatisme de système", à distinguer d'un idéal de préservation plus général, sur lequel tout le monde pourrait se mettre d'accord. En réalité, les deux notions se trouvent le plus souvent en opposition l'une à l'autre.

Par contraste, le progressisme ne se définirait pas que par la volonté de changement, mais serait aussi la volonté de chercher, de s'intéresser même de loin à de nouveaux modes de pensée et/ou d'action, afin de pouvoir modifier notre mode de fonctionnement et/ou d'action politique lorsque celui-ci s'avère inadapté.

Mais dans ce cas, comment faire le tri ?

Pour moi la réponse est simple : le progressisme que je défends est un mouvement qui se fixe la justice (au sens de l'Idée de justice d'Amartya Sen, par exemple) comme but final, utilise la raison pour comprendre le monde, et cherche le moins possible à augmenter les injustices dans la poursuite de ses objectifs.

Cela peut sembler tout à fait raisonnable comme approche et comme définition, mais cela permet d'écarter un certain nombre de positions qui se disent progressistes, mais qui ne le sont pas vraiment.

Qu'en pensez-vous ?

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