L'Encyclopédie du Paranormal est un site où l'on se propose de faire l'inventaire de tout ce qui est couramment associé au paranormal. Malgré son nom, l'Encyclopédie se fixe pour but d'être objective et se démarque des centaines de sites bidons qui vendent du rêve et colportent un grand nombre d'inexactitudes. De plus, la plupart des contributeurs ont un oeil assez critique et essaient d'aborder le sujet objectivement, on y retrouve même d'ailleurs des forumeurs et autres personnalités familières de ceux qui s'intéressent au mouvement sceptique francophone, tels que Cortex (Eric Déguillaume) par exemple. Le projet a été démarré par Paul Binocle, qui tient un blog d'humour (qui n'est plus mis à jour, malheureusement).
Pour l'instant le projet est un peu ralenti, car il repose sur une communauté assez restreinte, mais si vous pensez avoir des connaissances sur un phénomène réputé paranormal ou même un élément de folklore, vous serez les bienvenus.
Le site possède également un forum (qui mériterait d'être un peu plus animé), si vous êtes intéressé par la participation au projet, ou tout simplement par le paranormal.
Ce blog se chargera de discuter les notions d'inné, d'acquis, de normal, de pathologique, de corps, d'esprit, et les raisonnements logiques et éthiques les plus fréquents à leur sujet. On y critiquera la psychanalyse et on y traitera également de bioéthique le cas échéant.
11/11/2012
10/11/2012
Vidéo sur les interventions éducatives concernant l'autisme
Cela circule beaucoup en ce moment :
Je conseille d'ailleurs le reste de la conférence TEDxParis (rien à voir avec les Troubles Envahissants du développement ; il s'agit d'une conférence qui aborde des sujets académiques divers, mais toujours intéressants). Il y a également une intervention du célèbre autiste d'Asperger surdoué Daniel Tammet à ne pas manquer.
09/11/2012
04/11/2012
Delion sur le packing
Encore un article pour tous ceux qui pensent encore que les psychoprêtres sont des scientifiques à part entière :
http://packing.blog4ever.com/blog/lire-article-705971-9611200-pierre_delion__les_packs_comme_processus_therapeut.html
Saurez-vous trouver toutes les fois où l'auteur invoque les idées d'un psychanalyste célèbre pour justifier sa pratique* comme s'il s'agissait d'évidences, s'appuie sur des dogmes non-démontrés et utilise des analogies plus que douteuses qu'il ne passe pas beaucoup de temps à justifier ? Allez, je vous laisse vous entraîner sur ce texte.
--------
* que beaucoup par ailleurs, non sans raison, assimilent à une forme de torture soit dit en passant : pensez, emmailloter un jeune enfant peu habillé dans plusieurs kilos de linge froid et humide ! De plus, contrairement à ce que les psychanalystes affirment souvent, on demande rarement l'avis au gamin.
http://packing.blog4ever.com/blog/lire-article-705971-9611200-pierre_delion__les_packs_comme_processus_therapeut.html
Saurez-vous trouver toutes les fois où l'auteur invoque les idées d'un psychanalyste célèbre pour justifier sa pratique* comme s'il s'agissait d'évidences, s'appuie sur des dogmes non-démontrés et utilise des analogies plus que douteuses qu'il ne passe pas beaucoup de temps à justifier ? Allez, je vous laisse vous entraîner sur ce texte.
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* que beaucoup par ailleurs, non sans raison, assimilent à une forme de torture soit dit en passant : pensez, emmailloter un jeune enfant peu habillé dans plusieurs kilos de linge froid et humide ! De plus, contrairement à ce que les psychanalystes affirment souvent, on demande rarement l'avis au gamin.
02/11/2012
Qu'est-ce que la neurodiversité ?
La neurodiversité est un concept et mouvement social, d'origine américaine ; le terme est attribué à Judy Singer, une sociologue avec le syndrome d'Asperger, et son premier usage (en anglais) peut être attribué au journaliste Harvey Blume en 1998, qui lui donna un sens assez positif. Par la suite, le mouvement se développa un peu grâce à Internet, même s'il reste assez confidentiel.
Globalement, la neurodiversité est l'idée selon laquelle les différences neurologiques peuvent et doivent être reconnues comme catégorie sociale au même titre que le genre, l'ethnie, la classe ou le handicap. Comme exemple de ces différences, on peut citer la Dyspraxie, la Dyslexie, le trouble de l'attention/hyperactivité, la Dyscalculie, les troubles autistiques, le Syndrome de la Tourette, ainsi que d'autres.
Ce mouvement considère qu'il s'agit de variations normales du câblage cérébral humain, et rejette, dans de nombreux cas, l'idée qu'il s'agisse de maladies. En un sens, le concept de neurodiversité possède un analogue avec celui de biodiversité en biologie.
Le mouvement a pris son essor lorsque l'on a découvert, dans les années 1980, que l'autisme avait une cause organique et n'était pas dû à de mauvais parents (cette idée a eu la vie dure en France).
Les partisans de la neurodiversité sont favorables à l'acceptation des différences de comportement, tant qu'elles ne nuisent à personne, à un changement de notre vision des choses concernant la terminologie qu'on emploie, et à un meilleur contrôle des individus neurodivers sur le type de traitements qu'ils choisissent, s'il doit y en avoir un.
Je pense personnellement que défendre une version "modérée" de la neurodiversité est tout à fait raisonnable et même souhaitable, à condition qu'elle se fasse à petits pas, mais qu'une version plus large (qui comprendrait l'autisme de bas niveau, la maladie de Parkinson et les borderlines, entre autres) est impossible à défendre, et peut-être même dangereuse.
En France, la situation particulière, le retard flagrant en matière de prise en charge des enfants autistes, le fait que les adultes autistes restent peu visibles pour le moment et la prégnance absurde des raisonnements boiteux font que le concept est pour l'instant peu défendu, voire difficile à défendre ; le principal combat à l'heure actuelle, qui doit nous unir, vise à faire triompher l'approche et la vision scientifiques de l'autisme. Ce n'est pas un combat facile étant donné que, même chez nos alliés, certains semblent parfois colporter des idées fausses, sur les vaccins par exemple. Il appartient donc d'être vigilant, à tout moment.
Références (certaines d'entre elles sont à parcourir avec un oeil critique ; de plus, sauf la dernière, elles sont toutes en anglais) :
http://www.imh.liu.se/avd_halsa_samhalle/filarkiv1/1.264263/JaarsmaWelin2011Autismasanaturalvariation.pdf
http://www.nationalreviewofmedicine.com/issue/2006/04_30/3_patients_practice05_8.html
http://www.nytimes.com/2006/01/29/books/review/29morrice.html
http://neurodiversitysymposium.wordpress.com/what-is-neurodiversity/
http://mikestanton.wordpress.com/my-autism-pages/what-is-neurodiversity/
http://radicalpsychology.org/vol7-1/boundy.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Neurodiversity
http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=26739
Globalement, la neurodiversité est l'idée selon laquelle les différences neurologiques peuvent et doivent être reconnues comme catégorie sociale au même titre que le genre, l'ethnie, la classe ou le handicap. Comme exemple de ces différences, on peut citer la Dyspraxie, la Dyslexie, le trouble de l'attention/hyperactivité, la Dyscalculie, les troubles autistiques, le Syndrome de la Tourette, ainsi que d'autres.
Ce mouvement considère qu'il s'agit de variations normales du câblage cérébral humain, et rejette, dans de nombreux cas, l'idée qu'il s'agisse de maladies. En un sens, le concept de neurodiversité possède un analogue avec celui de biodiversité en biologie.
Le mouvement a pris son essor lorsque l'on a découvert, dans les années 1980, que l'autisme avait une cause organique et n'était pas dû à de mauvais parents (cette idée a eu la vie dure en France).
Les partisans de la neurodiversité sont favorables à l'acceptation des différences de comportement, tant qu'elles ne nuisent à personne, à un changement de notre vision des choses concernant la terminologie qu'on emploie, et à un meilleur contrôle des individus neurodivers sur le type de traitements qu'ils choisissent, s'il doit y en avoir un.
Je pense personnellement que défendre une version "modérée" de la neurodiversité est tout à fait raisonnable et même souhaitable, à condition qu'elle se fasse à petits pas, mais qu'une version plus large (qui comprendrait l'autisme de bas niveau, la maladie de Parkinson et les borderlines, entre autres) est impossible à défendre, et peut-être même dangereuse.
En France, la situation particulière, le retard flagrant en matière de prise en charge des enfants autistes, le fait que les adultes autistes restent peu visibles pour le moment et la prégnance absurde des raisonnements boiteux font que le concept est pour l'instant peu défendu, voire difficile à défendre ; le principal combat à l'heure actuelle, qui doit nous unir, vise à faire triompher l'approche et la vision scientifiques de l'autisme. Ce n'est pas un combat facile étant donné que, même chez nos alliés, certains semblent parfois colporter des idées fausses, sur les vaccins par exemple. Il appartient donc d'être vigilant, à tout moment.
Références (certaines d'entre elles sont à parcourir avec un oeil critique ; de plus, sauf la dernière, elles sont toutes en anglais) :
http://www.imh.liu.se/avd_halsa_samhalle/filarkiv1/1.264263/JaarsmaWelin2011Autismasanaturalvariation.pdf
http://www.nationalreviewofmedicine.com/issue/2006/04_30/3_patients_practice05_8.html
http://www.nytimes.com/2006/01/29/books/review/29morrice.html
http://neurodiversitysymposium.wordpress.com/what-is-neurodiversity/
http://mikestanton.wordpress.com/my-autism-pages/what-is-neurodiversity/
http://radicalpsychology.org/vol7-1/boundy.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Neurodiversity
http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=26739
01/11/2012
Jean-marie de Lacan
J'y aime des ailes est un blog satirique qui parodie les discours et le style des psychanalystes lacaniens.
Si certains articles donnent quelque peu dans la caricature, d'autres valent le coup d'oeil et ne sont en fait pas si éloignés que ça de la réalité, du moins si on en croit les portraits de psychanalystes qui ont été présentés dans le film Le Mur, de Sophie Robert.
Le plus souvent, ça n'est pas non plus à se rouler par terre, entendons-nous bien, mais cela peut être intéressant de repérer les allusions cachées, pour peu qu'on suive de près les débats autisme/psychanalyse et/ou qu'on s'intéresse à la situation de la psychologie en France, d'un point de vue critique.
Si certains articles donnent quelque peu dans la caricature, d'autres valent le coup d'oeil et ne sont en fait pas si éloignés que ça de la réalité, du moins si on en croit les portraits de psychanalystes qui ont été présentés dans le film Le Mur, de Sophie Robert.
Le plus souvent, ça n'est pas non plus à se rouler par terre, entendons-nous bien, mais cela peut être intéressant de repérer les allusions cachées, pour peu qu'on suive de près les débats autisme/psychanalyse et/ou qu'on s'intéresse à la situation de la psychologie en France, d'un point de vue critique.
Ethique, de Baruch Spinoza
Ethique est le principal ouvrage dans lequel le philosophe hollandais Baruch Spinoza expose, de façon synthétique, l'ensemble de sa philosophie - bien que l'aspect politique y reste assez parcellaire. Spinoza utilise une suite de "démonstrations" fondées sur des raisonnements logiques établis à partir d'axiomes, ce qui peut rendre la lecture plus difficile que prévu (le livre lui-même, en conséquence, ne devrait être conseillé qu'aux passionnés de philosophie).
Il est divisé en cinq grandes parties :
La première s'intitule De Dieu et Spinoza y expose sa conception de la métaphysique. Pour lui, tout est en Dieu, substance unique (d'où le "monisme"), assimilée à la Nature elle-même. C'est pourquoi on a pu qualifier Spinoza de panthéiste, même si ce n'est pas tout à fait exact étant donné le rapport très particulier de Spinoza à Dieu. Par ailleurs, la philosophie de Spinoza est déterministe. Il critique aussi le finalisme, le fait de tout attribuer à la volonté de Dieu ("cet asile de l'ignorance" dans ses propres mots).
La deuxième a pour titre De la nature et de l'origine de l'âme. Spinoza y décrit sa conception de l'âme, ou plutôt esprit, qui est "l'idée du corps". Dans la continuité de la partie précédente, il s'oppose au dualisme cartésien. Il y expose aussi quelques éléments de son épistémologie.
La troisième, De l'origine et de la nature des affections, traite des affects, des sentiments, de la Joie et de la Tristesse, l'Amour et la Haine. C'est aussi là qu'il présente le concept de "conatus", l'effort de persévérance dans l'être propre à toute chose selon lui.
La quatrième, De la servitude de l'homme, a pour sujet, d'abord les éléments extérieurs qui limitent l'homme sur le plan moral, et ce qu'on qualifierait aujourd'hui d'éthique à proprement parler, puis aborde des éléments concernant les règles de la vie sociale. Spinoza y décrit un chemin particulier, celui de l'homme guidé par la Raison.
La cinquième, enfin, De la liberté de l'homme, est un peu plus positif dans la vision de Spinoza et décrit son idéal de vie : la connaissance intuitive, l'amour intellectuel de Dieu, la recherche de la béatitude. Il a une conception intéressante, quoique contre-intuitive, de l' "immortalité" de l'âme.
Comme je l'ai écrit précédemment, il s'agit d'un livre assez difficile, à réserver aux fans de philo. Néanmoins, en le lisant, on comprend pourquoi Spinoza a eu une influence considérable sur de grands champs de la philosophie. Aujourd'hui encore, de grandes parties de sa vision de Spinoza ont été reprises par le psychologue Antonio Damasio.
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